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Dors, petit enfant, dors. Dors, et rêve ;
Le rêve est la pensée des Dieux.
 
Ris, vieillard, ris ; Et sois heureux !
— Vers les cieux ton âme se lève…
 
La nuit sème la pensée et le jour la fait fleurir,
Ombre et lumière enfantent les êtres…
 
Les Vents sont esprits : Peut-être…
Les mers ramènent les souvenirs.
 
Dors, petit enfant, dors. Dors, et rêve ;
Le rêve est la pensée des Dieux.
 
Un ange, là-bas, a levé son glaive,
Ses yeux sont rouges de feu ;
 
Que Ton esprit, debout sur la grève,
Écoute la voix de tes aïeux.
 
Ris, vieillard, ris ; Et sois heureux !
— Vers les cieux ton âme se lève.
 
Ô vents des mers, où m’emportez-vous ?
Je sens vos mains caresser mon cou,
Seriez-vous de ces Dieux séraphins
Qui donnent le Génie et scellent le Destin ?
 
Je suis enfant encore, pourquoi donc moi ?
— Nous sommes Messagers du Grand Roi !
 
— Alors soufflez ! Soufflez ! Et soufflez encore !
Vos caresses sont d’éternels trésors.
 
Dors, petit enfant, dors ; Dors, et rêve ;
Le rêve est la pensée des Dieux.
 
Et moi, pauvre vieillard, mourant et fragile,
Comme vous, m’envoler ? Difficile !
Voyez ! voyez ! Ô divins messagers,
Sous le Temps j’ai pâli et me suis courbé ;
Mon dernier soupir attend son heure,
Pour faire une veuve, et susciter des pleurs.
 
— Vieillard, ta faiblesse forge ta sagesse :
Et devant-nous, le Temps et la Mort s’abaissent ;
 
— Alors soufflez ! Soufflez ! Et soufflez encore !
Vos caresses sont d’éternels trésors.
 
Ris, vieillard, ris, et sois heureux !
— Vers les cieux ton âme se lève…
 
Dors, petit enfant, dors. Dors, et rêve ;
Le rêve est la pensée des Dieux.

 

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