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J’ai fermé les yeux et j’ai rêvé :
 
Des enfants jouant sur la route,
Leurs visages semblaient de petits angelots ;
Et leurs cris et leurs rires mettaient en déroute
Le froid que convoyaient les flots…
 
J’ai fermé les yeux et j’ai rêvé :
 
Les gens passaient, joyeux comme ces oiseaux
Qui sillonnent les contrées de la Terre ;
Sur leur front le Bonheur avait marqué son sceau :
— Nous ne connaissons guère la Misère.
 
Et l’Asie et l’Amérique et l’Océanie et l’Afrique et l’Antarctique
Ensemble, forment l’Humanité !
On va d’un horizon à un autre sans carte d’identité !
Ah ! que j’aimerais vivre en pareille Cité ! — Vœu idyllique !
 
— Ici, rien ne se vend ; ici, rien ne s’achète,
Nous mangeons ce que nos mains ont semé.
Ici, point d’argent ; ici, point de supermarché !
Sur nos têtes des lauriers et non des dettes.
 
J’ai fermé les yeux et j’ai rêvé…
 
Tout à coup, comme au matin la brise hivernale
Réveille les arbres endormis,
J’entendis une grinçante voix venant du canal ;
De ce doux rêve, hélas, elle me sortit !
 
J’ouvris les yeux et je pleurai…
 
                                                  F. NOUMARK WILFRIED KAMENAN
Tag(s) : #Poésie

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