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Si ton enfance, revenant comme un vieil ami,
Agite tes sens affaiblis sous le poids des années,
Troublant la mer de tes tendres souvenirs pâmés
Comme une pierre troublant la rivière endormie ;
Si elle se montre à toi comme un trésor insaisissable,
Si elle trompe tes yeux par ses magies immuables,
Défiant, rebelle, le Temps par qui toute chose vit ;
 
Si ton navire décrépit (à l’inverse du mien vigoureux),
Fatigué de l’insolence des flots et de la dureté de la mer,
Abandonne au Destin la rame de ses vœux,
Se penche sur l’eau pour regretter sa jeunesse altière,
Et, regardant en arrière, voit la brume
Épaisse jeter sur les monts la silhouette de son amertume,
Laissant s’échapper de ses sources une larme amère ;
 
Si la Solitude fait de ton être un baobab au fond du désert,
N’ayant ni ami, n’ayant ni oreille attentive
Pour recueillir tes secrets les plus gardés, les plus chers,
Et que seul, tu te retrouves sur les rives
De l’infinie rivière où le calme et la divine poésie
Soufflent dans l’air paisible leurs envoûtantes mélodies,
Où joyeux dansent les oiseaux, fidèles convives :
 
Lève tes yeux vers l’horizon de tes pensées,
Et rappelle-toi que « l’Homme est toujours seul » ;
Oui, seul. Seul comme le Temps, seul comme la Destinée :
— La Solitude n’est qu’un vil fantôme d’éteule.
 
Le Corps n’est qu’une fleur qui est au Temps servile ;
Et au milieu des quatre saisons du Mouvement,
Comme un vieux pèlerin rêveur, allant de ville en ville,
Notre corps marche, infatigable, en chantant…
 
Souviens-toi que le Temps c’est l’Homme :
Il naît à l’Aurore, marche dans le flamboyant crépuscule
Et renaît dans la Nuit où les fleurs dorment ;
Souviens-toi : l’Enfance sur le chemin n’est qu’édicule.
 
                                                F. NOUMARK WILFRIED KAMENAN
..................................................................................
Peinture de Vincent Ftançois André
Si ton enfance, revenant comme un vieil ami,
Agite tes sens affaiblis sous le poids des années,
Troublant la mer de tes tendres souvenirs pâmés
Comme une pierre troublant la rivière endormie ;
Si elle se montre à toi comme un trésor insaisissable,
Si elle trompe tes yeux par ses magies immuables,
Défiant, rebelle, le Temps par qui toute chose vit ;
 
Si ton navire décrépit (à l’inverse du mien vigoureux),
Fatigué de l’insolence des flots et de la dureté de la mer,
Abandonne au Destin la rame de ses vœux,
Se penche sur l’eau pour regretter sa jeunesse altière,
Et, regardant en arrière, voit la brume
Épaisse jeter sur les monts la silhouette de son amertume,
Laissant s’échapper de ses sources une larme amère ;
 
Si la Solitude fait de ton être un baobab au fond du désert,
N’ayant ni ami, n’ayant ni oreille attentive
Pour recueillir tes secrets les plus gardés, les plus chers,
Et que seul, tu te retrouves sur les rives
De l’infinie rivière où le calme et la divine poésie
Soufflent dans l’air paisible leurs envoûtantes mélodies,
Où joyeux dansent les oiseaux, fidèles convives :
 
Lève tes yeux vers l’horizon de tes pensées,
Et rappelle-toi que « l’Homme est toujours seul » ;
Oui, seul. Seul comme le Temps, seul comme la Destinée :
— La Solitude n’est qu’un vil fantôme d’éteule.
 
Le Corps n’est qu’une fleur qui est au Temps servile ;
Et au milieu des quatre saisons du Mouvement,
Comme un vieux pèlerin rêveur, allant de ville en ville,
Notre corps marche, infatigable, en chantant…
 
Souviens-toi que le Temps c’est l’Homme :
Il naît à l’Aurore, marche dans le flamboyant crépuscule
Et renaît dans la Nuit où les fleurs dorment ;
Souviens-toi : l’Enfance sur le chemin n’est qu’édicule.
 
                                                F. NOUMARK WILFRIED KAMENAN
..................................................................................
Peinture de Vincent Ftançois André
 
Si ton enfance, revenant comme un vieil ami,
Agite tes sens affaiblis sous le poids des années,
Troublant la mer de tes tendres souvenirs pâmés
Comme une pierre troublant la rivière endormie ;
Si elle se montre à toi comme un trésor insaisissable,
Si elle trompe tes yeux par ses magies immuables,
Défiant, rebelle, le Temps par qui toute chose vit ;
 
Si ton navire décrépit (à l’inverse du mien vigoureux),
Fatigué de l’insolence des flots et de la dureté de la mer,
Abandonne au Destin la rame de ses vœux,
Se penche sur l’eau pour regretter sa jeunesse altière,
Et, regardant en arrière, voit la brume
Épaisse jeter sur les monts la silhouette de son amertume,
Laissant s’échapper de ses sources une larme amère ;
 
Si la Solitude fait de ton être un baobab au fond du désert,
N’ayant ni ami, n’ayant ni oreille attentive
Pour recueillir tes secrets les plus gardés, les plus chers,
Et que seul, tu te retrouves sur les rives
De l’infinie rivière où le calme et la divine poésie
Soufflent dans l’air paisible leurs envoûtantes mélodies,
Où joyeux dansent les oiseaux, fidèles convives :
 
Lève tes yeux vers l’horizon de tes pensées,
Et rappelle-toi que « l’Homme est toujours seul » ;
Oui, seul. Seul comme le Temps, seul comme la Destinée :
— La Solitude n’est qu’un vil fantôme d’éteule.
 
Le Corps n’est qu’une fleur qui est au Temps servile ;
Et au milieu des quatre saisons du Mouvement,
Comme un vieux pèlerin rêveur, allant de ville en ville,
Notre corps marche, infatigable, en chantant…
 
Souviens-toi que le Temps c’est l’Homme :
Il naît à l’Aurore, marche dans le flamboyant crépuscule
Et renaît dans la Nuit où les fleurs dorment ;
Souviens-toi : l’Enfance sur le chemin n’est qu’édicule.
 
                                                F. NOUMARK WILFRIED KAMENAN
 
Tag(s) : #Poésie

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